20 octobre 2009
100 / DANS LE JOURNAL DE SADE, ON LIT...
"L'après-midi je descendis pour la rencontrer, je la trouvai menant une femme chez le directeur, je lui dis que j'allais l'attendre; je l'attendis une grande heure et elle disparut avec affectation par un autre côté; je redescendis et la fis demander, on me dit qu'elle était dans la salle; elle avait donc disparu sans que la visse; je la fis prier de venir me dire un mot, on revint sur le champ me dire qu'elle n'y était plus mais qu'elle était chez Bernard; j'y descendis, elle n'y avais pas mis le pied, enfin il devint clair qu'elle se jouait de moi..."
SADE, Journal inédit, Folio, coll. Essais, page 80
99 / DANS LES POESIES NOUVELLES DE MUSSET, ON LIT...
"Ô Faust ! n'étais-tu pas prêt à quitter la terre
Dans cette nuit d'angoisse où l'archange déchu
Sous son manteau de feu, comme une ombre légère,
T'emporta dans l'espace à ses peids suspendus?"
MUSSET, "Rolla" in Poésies Nouvelles, Pléiade, page 280
16 octobre 2009
98 / DANS ALCOOLS D'APOLLINAIRE, ON LIT...
"Longtemps au pied du perron de
La maison où entra la dame
Que j'avais suivie pendant deux
Bonnes heures à Amsterdam
Mes doigts jetèrent des baisers."
APOLLINAIRE, "Rosemonde" in Alcools, Poésie - Gallimard, page 88
97 / DANS LES MAÎTRES SONNEURS DE G.SAND, ON LIT...
"Je le regardais dans la nuit, qui était toute semée d'étoiles, et le voyais d'autant mieux que la belle eau de la fontaine était devant nous comme un miroir qui nous renvoyait à la figure la blancheur du ciel. J'observais ses yeux, qui avaient la couleur de l'eau même et qui paraissaient toujours regarder des choses que les autres ne voyaient point"
G.SAND, Les Maîtres Sonneurs, Folio, pages 113-114
25 septembre 2009
96 / DANS LES FLEURS DU MAL DE BAUDELAIRE, ON LIT...
"Mon cœur est un palais flétri par la cohue;
On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux!"
BAUDELAIRE, "Causerie" in Les Fleurs du mal, Pockett, page 80
09 août 2009
95 / DANS LES ESSAIS DE MONTAIGNE, ON LIT...
"Notre extrême volupté a quelque air de gémissement et de plainte. Diriez-vous pas qu'elle se meurt d'angoisse?"
MONTAIGNE, Les Essais, Livre II, chapitre XX, Arléa, page 518.
02 août 2009
94 / DANS SUR LES PLAISIRS DE SAINT-EVREMOND, ON LIT...
"Je pense sur toutes sortes de sujets, je ne médite sur aucun. Les vérités que je cherche n'ont pas besoin d'être approfondies; d'ailleurs je ne veux avoir sur rien un commerce trop long et trop sérieux avec moi-même"
SAINT-EVREMONT, "Sur les plaisirs" in Oeuvres en prose, tome iV, Didier, 1962 - 1969, page 12
93 / DANS LES COMPLAINTES DE LAFORGUE, ON LIT...
"Mais lui, cabré devant ces soirs accoutumés,
Où montait la gaîté des enfants de son âge,
Seul au balcon, disait, les yeux brûlés de rages :
"J'ai du génie, enfin : nulle ne veut m'aimer !" "
LAFORGUE, "Complainte des pubertés difficiles" in Les Complaintes, Oeuvres complètes, tome I, coll. L'Age d'Homme, 1986, page 565
25 juin 2009
92 / DANS L'HOMME DU RESSENTIMENT DE M.SCHELER, ON LIT...
"L'amour et le sentiment d'être solidaire de la totalité des hommes font ressortir tout d'un coup l'horreur qu'il y a à n'être "bon" qu'avec les bons ; et déclenchent comme un dégoût des bons qui se contentent d'être bons tout seuls, et comme un appel intérieur à s'éloigner d'eux !"
SCHELER, L'Homme du ressentiment, Idées, Gallimard (ed 1970), p. 91.
91 / DANS ECHO DE V.TREFUSIS, ON LIT...
"Les écossaises sont les femmes les mieux équilibrées du monde, mais elles vous diront avec une parfaite désinvolture : Hier soir, au moment de me coucher, j'ai aperçu la tête du chevalier sur la coiffeuse, cela fait la troisième fois depuis deux mois, passez-moi le sel, je vous prie"
TREFUSIS, Echo, 10x18, pp. 30-31.
